Série sur la pollution lumineuse – introduction

Cette année je vais publier une présentation pour le club local d’astronomie que j’ai faite l’an dernier sous la forme d’une série d’articles mensuels sur la pollution lumineuse et ses nombreuses implications, tant au point de vue social, environnemental qu’économique.

En tant que professionnel de la transition énergétique passionné par l’astronomie commençant l’astrophotographie, ce sujet se trouve au centre de nombreux de mes préoccupations et passe-temps.

Cette thématique est véritablement systémique et coûte des milliards d’euros chaque année. Ce qui nécessite une véritable réflexion de par les nombreux problèmes qu’elle pose pour nos sociétés et notre environnement.

A l’heure actuelle, un tiers de l’humanité – environ 2,5 milliards de personnes – ne peut plus voir la Voie Lactée à cause de la pollution lumineuse. Dans l’Union Européenne, ce chiffre atteint les 60%. Aux États-Unis, c’est 80 % de la population. En France, selon le gouvernement, 85 % du territoire métropolitain est exposé à un niveau élevé de pollution lumineuse.

Tout cela a des répercussions significatives non seulement sur notre capacité à observer les étoiles mais aussi sur la santé des êtres humains, des animaux et des plantes mais aussi sur nos économies et nos sociétés.

Selon Eric Lagadec, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte d’Azur, sur Bluesky :

«Le ciel étoilé est le plus vieil héritage commun de l’humanité, source de connaissance et de croyances depuis l’aube de la civilisation humaine. »

Toutes les civilisations ont observé le ciel, se racontant ainsi des légendes ou des croyances, se créant une cosmogonie. Par exemple, la constellation que nous, occidentaux, appelons la Grande Ourse est appelée “Caribou” par les Inuits.

En observant le ciel à l’œil nu, on peut voir des objets qui semblent se balader entre les étoiles, fixes. Ce sont des objets du système solaire, plus proches donc: le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne.

Cela semble évident aujourd’hui, mais quand l’humain s’est sédentarisé et a commencé à vivre de l’agriculture, il fallait connaître les saisons, pour optimiser les récoltes. Pour cela, il fallait observer le ciel!

Pour conclure cette introduction : comme on le verra dans cette série d’articles, la pollution lumineuse représente 1. une vraie pollution qui coute très cher ; 2. un problème qui nous empoisonne et nous rend malades ; 3. qui nous empêche de voir les étoiles ; 4. qui nuit aussi à la faune, à la flore ;5. contre laquelle les gens veulent lutter et 6. contre laquelle on a un arsenal législatif à appliquer.

Face à tous ces impacts négatifs, qu’attend t’on pour agir ? A l’heure des élections municipales qui approchent, voici un (autre) sujet qui ne manquera pas de faire parler lors des réunions électorales. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour le deuxième article. On y parlera argent.

Credits image : capture www.lightpollutionmap.info

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